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Et oui, ça se peut…

Il arrive parfois que l’adaptation à cette nouvelle vie ne se passe pas aussi bien qu’on ne le pensait, qu’on ne l’avait prévu ou qu’on l’avait rêvé.

La dépression post-partum s’installe dans notre vie sans y avoir été invitée. Qu’en est-il exactement ?

On connait le baby blues : ces quelques jours où les hormones nous jouent des tours. La fatigue, les sauts d’humeur, les pleurs plus fréquents… Beaucoup de nouvelles mamans vont passer par là. Cela dure de quelques jours à deux semaines. Mais quand cette déprime, qui devrait être passagère, perdure, il se peut que vous viviez une dépression post-partum. Tout d’abord, sachez que vous n’êtes pas seule ! 15 à 20% des nouvelles mères seraient touchées par cette forme de dépression pouvant survenir dans la première année suivant l’accouchement.

Comment reconnaître la dépression post-partum ?

Voici quelques indices* :

  • profonde tristesse sans raison apparente;
  • pleurs fréquents inexpliqués;
  • épuisement permanent ou problèmes de sommeil (dormir trop ou pas assez);
  • sentiment de dévalorisation ou culpabilité excessive (impression d’être un mauvais -parent, difficulté à établir un lien avec son bébé);
  • irritabilité;
  • anxiété extrême (surtout en ce qui a trait au bien-être de son enfant);
  • incapacité à s’occuper correctement de son enfant ou refus de passer du temps avec lui;
  • si le parent est capable de s’occuper de son enfant, absence de plaisir lorsqu’il le fait;
  • désintérêt pour les activités aimées auparavant ou manque de plaisir durant celles-ci;
  • changement d’appétit;
  • sentiment que les choses ne s’amélioreront jamais;
  • tendance à s’isoler;
  • idées suicidaires.

Et le fameux « pourquoi ? ».

Bien que chaque situation soit unique, on constate qu’il y a plusieurs causes possibles à cet état.

Un accouchement décevant : Certaines femmes ont un accouchement difficile et deviennent déprimées. D’autres, qui ont eu un accouchement semblable, ne le deviennent pas. D’autres ont eu des accouchements «parfaits» à la maison, et sont quand même déprimées. Un accouchement décevant peut être un facteur important de la dépression post-partum, mais n’en est jamais la seule cause

Un bébé «difficile» : Il est très inquiétant pour une mère d’avoir un bébé qu’elle considère «difficile», et le stress que cette situation engendre peut contribuer à la dépression. Cependant, la femme se rend souvent compte que même si le problème disparaît (p. ex. les coliques), elle se sent encore abattue.

L’allaitement : La décision d’allaiter ou non est un choix très personnel que chaque mère doit faire librement. Certaines femmes affirment que la période d’allaitement est à peu près le seul moment où elles se sentent proches de leur bébé. D’autres croient au contraire que leur dépression est directement reliée au fait qu’elles donnent le sein, et elles peuvent cesser d’allaiter.

La naissance du bébé à un mauvais moment : Les mères un peu plus âgées de même que les très jeunes mères croient parfois que leur dépression est reliée à leur âge. Cependant, il a été démontré que l’âge n’a rien à voir avec la dépression post-partum. Les problèmes financiers peuvent aussi amener plusieurs femmes à croire qu’elles ont eu leur bébé à un «mauvais» moment. Ces problèmes peuvent certainement accroître le niveau de stress, mais il n’y a aucun rapport entre la situation financière et la dépression post-partum.

Le passé : Il est normal que des événements passés remontent à la mémoire au cours d’une dépression post-partum. Cependant, il faut aussi prendre en considération tous les facteurs de la situation présente.

Bref, on remarque qu’il est parfois bien difficile d’identifier le pourquoi mais une chose est cruciale : allez chercher de l’aide ! Parlez-en, partagez vos sentiments.

On dit souvent que « ça prend tout un village pour élever un enfant ». Parfois le village est bien loin de nous, il nous faut alors en bâtir un nouveau, utiliser les ressources qui nous entourent (organismes communautaires, groupes de soutien, services de bénévoles) ou oser demander à nos amis de s’impliquer.

Et surtout, n’oublions pas que souffrir de dépression post-partum ne fait pas de nous un mauvais parent.

Ça ne va plus du tout?

Si vous éprouvez certains de ces symptômes, que vous vous sentez en détresse, que vous craignez de vous blesser ou de blesser votre bébé, consultez rapidement un médecin ou présentez-vous à l’urgence d’un hôpital.

Pour une assistance immédiate, appelez Info-Social (811) ou la LigneParents, un service d’intervention accessible jour et nuit, gratuit et confidentiel (1 800 361-5085).

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