
La majorité des personnes qui ont enfanté ressentent le besoin de partager ce qu’elles ont vécu quelque temps après la naissance, d’exprimer leur histoire d’enfantement. Pour celleux, qui ont eu des expériences plus difficiles, il est plus pénible de se replonger dans tout ça. Après tout, donner naissance est un évènement d’une grande intimité, il est normal d’avoir parfois besoin de temps pour trouver les mots.
Il y a autant d’histoire d’enfantement, qu’il y a de naissances. Toutes sont uniques, de par leurs environnements, leurs sensations, leurs déroulements. Puis, raconter une histoire peut se faire de plusieurs façons, certaines personnes préfèreront le dessin d’autre l’écriture ou même le collage pour construire leur carnet de naissance.
Il y a deux raisons pour lesquelles il est essentiel de faire cet exercice; transmettre son savoir et guérir pour éviter les cicatrices.
Comme ces femmes d’avant, qui donnaient naissance entre elles, il est possible que nous ayons le besoin de transmettre notre «savoir» aux autres, un besoin primal de guider et rassurer les femmes qui enfanteront après nous. Raconter notre histoire pour perpétuer cette tradition ancestrale et ne pas rompre cette chaîne de transmission et d’entraide féminine.
Aujourd’hui, le système nous prend souvent « en charge » quand il s’agit d’enfanter. Il est de moins en moins facile de se connecter à notre intuition, et connaitre ce dont on a vraiment envie lors de cet évènement. Pourtant, chacune d’entre nous avons tout pour donner naissance dans notre pouvoir et c’est en écoutant les histoires positives des autres, en prenant conscience de leurs forces intérieures que nous pourrons être inspiré(e) et croire en nous. Parce que tellement de femmes l’ont fait avant.
Si l’aventure a été difficile et qu’on n’a pas envie de la transmettre aux autres, il y a d’autres façons de le faire.
D’un point de vue plus thérapeutique, raconter ce moment permet de se le réapprivoiser, et parfois de le sortir de soi. Prendre conscience des moments plus difficiles de notre expérience, de ce que nous avons ressenti peut nous permettre de mieux en guérir. Puis…raconter ce n’est pas toujours à l’autre, se le raconter à soi, par écrit par exemple, est tout aussi bénéfique.
J’ajouterais même, que de raconter son histoire de naissance n’est pas réservé au partenaire qui était enceinte, l’autre parent aussi a vécu tout plein d’émotions et peut avoir le besoin de revisiter certaines images pour faire la paix avec elles.
Avec les journées déconstruites des premières semaines du postnatal ajoutées à la fatigue, il est plus difficile de trouver le temps, de s’asseoir et mettre en mot tout ça, mais quand les jours et les nuits retrouveront leur place, peut-être le ferez-vous…il n’est jamais trop tard.
Envie de raconter votre histoire?
L’atelier carnet de naissance vous propose une série de 4 rencontres thématiques pour exprimer votre expérience de naissance via un journal créatif.
- Atelier 1 | Accouchement : ma naissance en tant que parent
- Atelier 2 | Passage vers une nouvelle vie : mes premiers pas comme parents
- Atelier 3 | Le couple : comment on fait équipe
- Atelier 4 | Mon arbre de vie : d’où je viens, où je vais
